6 points pour développer l’AMOUR DE SOI

Mois de février, mois de la St Valentin.

Perso, je ne suis pas fan des jours imposés, quelle que soit la fête du calendrier mais du coup cela me fait penser à l’amour et plus particulièrement à l’amour de soi.


S’aimer, « quelle drôle d’idée » pour certains, « ce qui est important c’est d’aimer les autres ! » Ou « Comment veux tu que je m’aime, je suis moche avec un caractère de cochon ! ».


Pourtant, apprendre à s’aimer c’est pour moi apprendre à se connaître, apprendre à connaître ses limites et ce qui nous anime, nous met en joie, nos qualités tout autant que nos défauts. C’est développer un regard bienveillant vis-à-vis de soi-même, comme le regard que l’on peut porter sur ses enfants ou un être aimé.

Et connaître tout cela, permet de faire des choix de vie plus juste pour nous et non pas juste pour faire plaisir aux autres. Cela aide à s’affirmer en exprimant en douceur ce que l’on pense et ses besoins, donc amène une relation à l’autre plus authentique.


Voici 6 points qui me paraissent essentiels pour développer l’AMOUR DE SOI :


1) Être à l’écoute de soi


Chaque jour identifier votre météo intérieure : quelle est la couleur de votre ciel ? Quelles sont les émotions ressenties ? Où se situent-elles dans le corps ? Y a-t-il des tensions ? Etes-vous submergé(e) par des pensées ?

Comme pour un jeu de piste, suivez ce qui se passe en vous. Une manifestation émotionnelle ? une tension ? Observez-là et suivez son mouvement avec bienveillance… sans jugement… comme si c’était un enfant ou un proche qui vous racontait sa journée, exprimait ses émotions.

Comme la météo extérieure, votre intérieur est ainsi sur l’instant et évoluera. « Après la pluie le beau temps » et inversement !

Cette introspection peut être inconfortable en cas d’émotions désagréables. Mais le point positif, c’est que ces émotions donnent des indications sur vos besoins non satisfaits et donc des pistes sur comment aller les combler ou si vous n’y pouvait rien travailler sur le lâcher-prise.

Le cas échéant, prendre le temps d’apaiser, par la respiration, une visualisation ou autre.


2) Faire le bilan de sa journée, d’une année, d’une expérience


Faire le point des difficultés rencontrées, qu’est-ce que vous pouvez faire pour les résoudre, améliorer la situation. Prendre conscience de ses axes d’amélioration et identifier ce que vous pouvez faire pour progresser.

De toute expérience aussi désagréable soit-elle, qu’en tirez-vous de positif ? Positif, dans le sens « en quoi cette expérience me permet d’avancer » (identification d’une limite personnelle, d’axes d’améliorations, de valeurs non satisfaites, pousse à faire un choix…).

Cet exercice évite de rester sur un échec qui peut dévaloriser la confiance en soi, l’estime de soi et donc l’amour de soi et permet de rebondir, de se remettre en action.


Une phrase de Nelson Mandela que j’aime beaucoup :

« Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends »

Faire le point de ce qui s’est bien passé, identifier les moments de joie si petits soient-ils (un sourire…), de fierté, de contentement, un petit ou grand défi relevé…

Identifier les activités qui vous rendent joyeux(se) donne de belles pistes pour identifier ce qui fait sens pour vous, vous donne un sentiment d’utilité et donc développe l’amour de soi.


Le cerveau a tendance à zoomer sur ce qui ne va pas, le négatif, réfléchir à ce que l’on tire de positif des expériences permet de rééquilibrer la balance.


De temps en temps, en début de chaque année par exemple, donner un coup d’œil dans le rétro à l’année qui vient de s’écouler pour voir la progression, faire le bilan complet et poser de nouvelles intentions pour être plus heureux et s’aimer un peu plus !



3) Eviter l’auto-flagellation !


« Je suis nul(le), bon(ne) à rien ! », par quoi pourriez-vous remplacer ce type de discours intérieur ? Ce n’est pas parce-qu’on a raté la préparation d’un plat qu’on est mauvais(e) cuisinier(ère) !

Pour les parents, vos enfants font des bêtises mais pour autant vous les aimer toujours.

Distinguer ainsi le FAIRE de l’ETRE.

Apprendre de ses erreurs, se relier à ce qui a déjà été réussi et continuer à avancer pour ne pas rester sur une mauvaise estime de soi développe l’amour de soi.



4) Se lancer des petits défis


L’amour de soi marche avec la confiance en soi et l’affirmation de soi.

En fonction de vos axes d’amélioration identifiés, lancez-vous des petits défis, étape par étape.

C’est pour moi comme rouler en voiture. Quand j’ai eu mon permis je ne me sentais pas très assurée puis petit à petit j’ai fait des trajets plus longs avec plus de circulation. Il y a eu des moments de stress mais une fois l’étape passée j’étais super contente et me suis rendu compte que je me faisais une montagne de pas grand-chose !!!


Ou encore dire non à quelqu’un sur des sujets qui n’ont pas beaucoup d’impact dans un 1er temps.


Sortir petit à petit de sa zone de confort, renforce la confiance en soi, l’affirmation et développe l’amour de soi.


5) Se faire plaisir ou s’autoriser à se faire plaisir


Pour beaucoup, l’injonction « Fais plaisir » a tellement été serinée depuis l’enfance, que l’on peut occulter ses propres désirs pour répondre uniquement à ceux des autres.

Rendre heureux les autres peut faire, certes, plaisir à soi-même, mais il n’y a-t-il pas des désirs insatisfaits ?

Désir ou simple moment de plaisir, s’offrir un espace-temps à soi où l’on fait ce que l’on veut sans que ce soit forcément en lien avec le plaisir de l’autre.

J’ai par exemple une dame avec qui s’offre des séances de sophrologie. Une étape importante pour elle qui a tout donné pour ses enfants et qui s’autorise aujourd’hui à faire quelque chose rien que pour elle. Son mari lui a préconisé de continuer parce qu’il voyait que ça lui faisait du bien ! Se ménager ces espace-temps pour se faire du bien rien qu’à soi, n’est pas égoïste puisque cela peut influer positivement sur l’entourage.


6) Prendre soin de soi


C’est prendre soin de soi comme on le ferait d’un être cher. C’est veiller à sa santé, son alimentation, son hygiène, aux soins corporels, à sa façon de s’habiller…


Une peau qui tiraille ? Passez de la crème en conscience en prenant le temps de vous masser. Cela amène en passant une intimité avec son corps. Ce corps aimé, partiellement aimé ou carrément détesté ! Le rapport au corps est loin d’être simple, allez-y à votre rythme. Pour ma part, cela m’a permis d’accepter davantage ces zones que je n’aime pas et de renforcer la motivation à prendre soin de moi ! Cercle vertueux.


Un regard dans le miroir, des jours on va se trouver bien puis d’autres pas du tout ! C’est comme la météo ! Cela permet d’identifier aussi ses besoins.

Pour moi ce sont souvent les cheveux secs et en vrac, ils font ce qu’ils veulent ! Alors je les nourris, les coiffe, leur offre une séance chez la coiffeuse. J’ai cependant abandonné l’idée de faire des couleurs et des brushings et accepte le fait que quelquefois rien y fait ma tête est en vrac ! Et en fait c’est une vraie libération !

Pour l’anecdote, cela fait plusieurs années que je ne fais plus de couleurs et que j’ai pas mal de cheveux blancs. Je sais que pour beaucoup c’est impensable, mais plusieurs personnes m’ont spontanément dit que cela m’allait bien et j’ai même involontairement influencée une collègue qui a passé le cap !


Les médias n’aident pas à s’affranchir de nos complexes, voir en créé, même si on commence à voir des publicités avec des personnes qui n’ont pas un corps de top model. Mais c’est possible. Et quand on y arrive, on gagne en liberté et en amour de soi !


Choisissez des vêtements qui vous sied, en termes de coupe, de couleur, de confort. Je dirais même en fonction de votre humeur. Adapter les chaussures à la tenue et aussi à votre programme de la journée. Perso, j’ai abandonné les talons avec mon métier. Un petit coup d’œil dans le miroir pour voir si l’ensemble est cohérent. Se sentir bien dans sa tenue, c’est aussi se donner de l’amour !


Pour conclure, cultiver l’amour de soi n’est pas simple, se fait pas à pas et permet d’influer positivement au tour de soi.


« Si l’amour de soi se transmet à l’autre, il n’y aurait point de haine. »

Jonas Asaloko R, Ecrivain

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