Périménopause : et si l’alimentation changeait vraiment la donne ?
- natacha385
- il y a 3 jours
- 4 min de lecture
(Cet article propose des repères généraux, pour une personne sans pathologie spécifique. En cas de doute ou de situation particulière, l’accompagnement par un professionnel de santé reste indispensable.)
On parle souvent des hormones quand on évoque la périménopause.
Mais on parle encore trop peu d’un levier pourtant essentiel : l’alimentation.
Pas dans une logique de restriction.
Mais comme un véritable soutien pour le corps.
Mon expérience, simplement
Pendant un temps, je me suis sentie très fatiguée.
Une fatigue persistante, difficile à expliquer, qui ne passait pas vraiment.
C’est ce qui m’a amenée à m’intéresser de plus près à mon alimentation.
Pas du jour au lendemain.
Pas parfaitement non plus.
Mais progressivement.
Et aujourd’hui, je peux dire que j’en ressens des bénéfices très concrets :
j’ai plus d’énergie au quotidien
les coups de mou existent encore… mais ils durent moins longtemps
lorsque je respecte ces principes le soir, j’ai beaucoup moins de suées nocturnes
et moins de réveils dans la nuit
Et surtout, je vois très clairement la différence… quand je ne les respecte pas !

Ce qui se passe dans le corps
Avec la baisse des œstrogènes, le corps évolue :
la masse musculaire diminue
la graisse abdominale peut augmenter
les risques cardiovasculaires progressent
la santé osseuse devient un enjeu
Mais un autre mécanisme joue un rôle clé : la glycémie, et donc l’insuline.
Glycémie et énergie : retrouver de la stabilité
Avec l’âge, le corps devient moins sensible à l’insuline.
Résultat :
plus de stockage des graisses
plus de variations d’énergie
👉 Concrètement :
pic de sucre → pic d’insuline → chute → fatigue
+ de stockage de graisses → prise de poids et augmentation des risques cardio-vasculaires
Ces variations peuvent aussi favoriser :
les fringales
les réveils nocturnes
les bouffées de chaleur
D’où l’importance de stabiliser la glycémie.
Les enjeux alimentaires en périménopause
Adapter son alimentation permet de :
maintenir une énergie plus stable
limiter la prise de poids
préserver la masse musculaire
soutenir le cœur
protéger les os
Les ajustements qui font vraiment la différence
1. Choisir des glucides à index glycémique bas à modéré
👉 À privilégier :
lentilles, pois cassés
quinoa, sarrasin
patates douces
👉 À limiter :
sucres raffinés
produits transformés
2. Associer les bons aliments (“effet embouteillage”)
L’idée : ralentir l’absorption du sucre.
👉 Associer :
fibres (légumes, fruits entiers)
protéines
bons gras
Résultat :
moins de fringales
plus de satiété
une énergie plus stable
Et d’ailleurs…je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand une fringale arrive entre deux repas, vers quoi je me tourne le plus souvent ? Vers du sucré !
Donc forcément, quand les repas sont plus rassasiants, ces fringales diminuent…et naturellement, on mange moins de sucre.
3. Manger le sucré… au bon moment
Un autre ajustement simple et très efficace :
👉 garder les aliments sucrés pour la fin du repas,
plutôt que de les consommer seuls.
Pourquoi ?
Parce qu’intégrés à un repas contenant fibres, protéines et gras, leur impact sur la glycémie est beaucoup plus modéré.
👉 Préférez :
un fruit entier au jus de fruits
💡Le saviez-vous ?
Un verre de jus d'orange c'est autant de sucres (ou presque) qu'un verre de coca !
4. Et petit bonus… assez parlant 😄
Moins on mange de sucre…plus on trouve les aliments sucrés très sucrés.
Et donc… moins on en a envie.
C’est un peu une boucle vertueuse qui s’installe.
Aujourd’hui, par exemple, je préfère largement :
un yaourt nature
que je sucre moi-même avec du miel, de la confiture ou une compote maison (moins sucrée)
plutôt qu’une crème dessert industrielle.
Et honnêtement… le goût n’a plus rien à voir.
5. Intégrer de bons gras
👉 À privilégier les aliments avec des acides gras insaturés :
huiles riches en oméga 3 : l'huile d’olive, qui a l'avantage de s'utiliser aussi bien cru que pour la cuisson
noix, graines
avocat
poissons gras
👉 À limiter :
graisses saturées
produits industriels
6. Augmenter les protéines
Les protéines sont essentielles pour :
les muscles
la satiété
la stabilité de la glycémie
👉 Repère :1,2 à 1,6 g de protéines pures (PP) / kg poids corporel / jour
💡 si possible dès le matin pour assurer la stabilité de la glycémie dès le début de la journée.
Par exemple une personne qui pèse 60Kg, devra consommer entre 72 et 96g de PP
1 skyr de 100g (8,7g de PP),
1 tranche de jambon de 25g (7,5g de PP)
150g de blanc de poulet (42g de PP),
1 boite de sardines (20g de PP)
7. Structurer simplement ses repas
Un repère facile pour équilibrer son assiette :
½ légumes non féculents
¼ protéines
¼ glucides
A laquelle on ajoute un laitage 2 à 3 fois / jour pour l'apport de calcium
Et des fruits qui apportent également des fibres et des vitamines

Avec quelques habitudes utiles :
commencer par les légumes
ajouter du vinaigre ou du citron
marcher après le repas
En résumé
Ce que je retiens aujourd’hui, à la fois dans ma pratique et dans mon expérience personnelle :
👉 Ce ne sont pas des règles parfaites à suivre à 100 %
👉 Mais des ajustements qui, appliqués régulièrement… changent vraiment les choses
Plus d’énergie
Moins de variations
Moins de fringales
Moins de bouffées de chaleur
Moins de prise de poids
Et souvent… moins de sucre sans même y penser.
Et surtout, une sensation de reprendre la main.
La périménopause n’est pas un déséquilibre à corriger.
C’est une transition à accompagner.
Et parfois, ce sont dans les ajustements les plus simples que le corps retrouve naturellement son équilibre.
Natacha Paulic – PotenSiel
Sophrologue, accompagnement de la (péri)ménopause




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